automne2011

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samedi 25 décembre 2010

25 décembre au Japon : inspiration pour les non-croyants


Dans nos sociétés occidentales, où l’on fête plus le Père Noël que la naissance du Christ, Noël n'est pas une fête à part entière mais est considéré comme un jour romantique. Alors, pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui se fait au Japon ? En effet, là-bas, c'est le moment pour les amoureux de se déclarer et de passer un bon moment ensemble.
C'est pourquoi je vous joins cette note d'une photo de Marilyn Manson pour illustrer mon propos.
Très bonnes fêtes de la nativité donc, aux croyants et aux autres !

jeudi 1 avril 2010

1er avril

En fait l’origine précise est mal connue. Du point de vue historique, il semble que ce soit lié au calendrier..
En 1564, on décida que l’année ne devait plus commencer le 25 mars, mais le 1er janvier. Jusque-là, l'année commençait en mars mais les festivités duraient exactement 1 mois, donc jusqu'au 1er avril (et non à partir du 1er avril). La blague consistait donc à envoyer des cadeaux de nouvel an juste à la fin des festivités pour ceux qui fêtaient encore le 1er avril.Les gens semblent donc avoir pris dès lors, l’habitude de rendre visite aux amis le 1er avril et d’apporter de petits cadeaux, histoire de semer le doute sur la date réelle du jour de l’an..Une blague qui est sans doute à l’origine du poisson d’avril !
Mais pourquoi un poisson accroché dans le dos et pas un autre animal ? Sans doute parce que le début d’avril correspond à la fin du carême chrétien. Le carême est une période d’abstinence pendant laquelle on ne mange pas de viande. La viande est souvent remplacée par du poisson.
Cet animal vie en parasitant le dos des humains et n’a une espérance de vie que très éphémère. Espérons que ce poisson fort sympathique ne face pas partie des espèces menacées de disparaître !
Pour rire un peu sur la véritable origine du poisson d'avril :

dimanche 21 mars 2010

21 mars Shunbun No Hi ou fête de l'équinoxe de printemps

Le Japon est empreint de traditions et de fêtes.
Tout au long de l’année, les Japonais célèbrent leurs habitants et leur pays. Lors de ces commémorations les japonais manifestent leur gratitude envers la nature et leur attachement aux êtres vivants.
Nous venons de fêter l'équinoxe de printemps et ce jour plutôt banal pour bon nombre d'entre nous est un jour férié dans la culture japonaise, c'est le Shunbun No Hi. Un jour où les japonais célèbrent le changement de saison et l’arrivée du printemps. Ce jour-là, on rend hommage aux morts en allant fleurir les tombes et en organisant des cérémonies religieuses dédiées à leur mémoire.
Cette fête marque l'arrivée du printemps. Sa date varie selon les années entre le 17 et le 24 mars, en raison de l'année bissextile. Durant cette période, les jours et les nuits sont sensiblement de durée égale. Puis, les journées deviennent plus longues que les nuits et le soleil chasse le froid.
Pour beaucoup, « Shunbun-No-Hi » est juste un jour férié. Pour D'autres il représente le changement des saisons, mais il marque aussi le point central des 7 jours durant la période de L'équinoxe (O-Higan).
O-Higan est une période spéciale, enracinée dans la tradition bouddhiste. En Effet, selon les croyances bouddhistes, lorsqu’une personne meurt, elle traverse « la rivière aux trois voies » (Sanzu No Kawa) de ce rivage ou « ce monde »(Shigan) vers « l'autre rivage » ou « l'autre monde » (Higan -Le rivage de l'éclaircissement-). Ce fleuve représente l'Illusion, la Passion, la Douleur et le Chagrin. C'est seulement quand on parvient à traverser le fleuve en nageant contre ses courants vers l'autre rivage, que l'on atteint « l'éclaircissement spirituel ».
Pour célébrer l'équinoxe de printemps, les japonais rendent hommage aux personnes décédées, en allant en famille prier, fleurir les tombes, brûler de l'encens et laver les pierres tombales. Des cérémonies religieuses sont également organisées et dédiées à la mémoire des défunts dans tous les temples bouddhiques. Dans les foyers, des gâteaux de riz enrobés de pâte de haricot (botamochi de «botan » (la pivoine), fleur qui fleurit au printemps) sont placés sur l’autel bouddhique familial).

samedi 31 octobre 2009

Today, it's Halloween..Happy Halloween

Effectivement aujourd'hui, c'est Halloween, j'aime assez bien cette fêtes, bon rassurez vous je ne vais pas frapper chez les gens pour réclamer des bonbons !
Origine
voilà un petit article qui sert pas à grand chose, sauf à donner quelques détails sur l'origine d'Halloween.
L’Halloween (en Amérique du Nord, avec un déterminant) ou Halloween (sans article, forme utilisée en France) est une fête qui se déroule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Elle est fêtée principalement en Irlande, au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La tradition la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur ou qui font rire (fantômes, sorcières, monstres,vampires, etc.) et aillent sonner aux portes en demandant aux adultes, souvent eux-mêmes déguisés, des bonbons, des fruits ou de l'argent avec la formule : Trick or treat! (« Des bonbons ou un mauvais sort ! ») ou simplement « Halloween ! ». D'autres activités incluent des bals masqués, le visionnement de films d'horreur, la visite de maisons « hantées », etc.
L'Halloween est une fête folklorique anglo-saxonne, à laquelle certains prêtent une origine celtique, basée sur la concomitance calendaire du 1er novembre, période de l'antique fête religieuse celtique de Samain. Cette tradition a été transportée en Amérique du Nord au XIXe siècle par les Irlandais, les Écossais et autres immigrants.
Le principal symbole de l'Halloween est la citrouille, remplacée quelquefois par un potiron, issu de la légende irlandaise de Jack-o'-lantern : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre.

Créations du jour

Si vous vous sentez l’âme créatrice et que vous désiriez créer un décor « tout citrouilleé, voici comment faire: Creuser des citrouilles (voir les conseils ci-dessous), puis peindre chaque tranche, y compris les tiges, en blanc. Utilisez un crayon gras pour dessiner trois cercles pour le visage, une variation des formes des yeux et la bouche sur chacune d’elles afin de donner la personnalité des citrouilles. Tailler. Placer une petite bougie votive à l'intérieur pour illuminer.
Conseils * Pour enlever les marquages au crayon gras qui sont visibles après la sculpture, l'essuyer avec un peu de vaseline ou tout autre corps gras sur une serviette en papier.
* La peinture: Peinture acrylique (disponible dans les boutiques artisanales) que vous mettrez dans des petites bouteilles car elle sèche rapidement. Toujours nettoyer les pinceaux à l'eau après chaque utilisation, car la peinture durcit rapidement sur la pointe du pinceau.

Cette année, comme j’avais envie de fêter un peu Halloween à ma façon, j’ai aussi posé au centre d’une citrouille grise, une bougie orange parce que j’avais envie de changement !
Cette année, Halloween aura lieu samedi soir. Une raison de plus pour vous concocter une soirée aux petits oignons, forcément placée sous le signe de l’horreur ! Je vous propose donc quelques petits films à regarder tout spécialement en ce Pumpkin Time !



Les grands classiques
Halloween, la nuit des masques (John Carpenter, 1978)
LE grand classique du film d’horreur à voir absolument ! Musique angoissante et obsédante, serial-killer masqué et mutique (par conséquent super flippant), jeune fille en fleur qui se bat comme une diablesse pour rester en vie, flopée d’ados qui n’ont pas autant de chance que l’héroïne.. John Carpenter pose ici les bases du slasher movie, qui atteindra son apogée dans les années 90 avec Wes Craven. L’important aussi, c’est que l’horreur est plus suggérée que réellement montrée, grâce à des mouvements de caméra alliés à la fameuse musique composée par John Carpenter himself. Souvent imitée, jamais égalée.







Shining (Stanley Kubrick, 1980)
L’un des maîtres incontesté du cinéma américain prouve ici qu’il maîtrise à merveille les ressorts de l’angoisse à travers l’histoire de Jack Torrance, qui emménage avec sa femme et son fils dans un hôtel fermé pour l’hiver. Le gardien va peu à peu perdre la raison, de plus en plus possédé par les terribles évènements qui ont lieu bien des années plus tôt. Jack Nicholson laisse libre cours à la démesure de sa folie, Shelley Duvall et Danny Lloyd interprètent quant à eux l’angoisse à la perfection. Le style de Kubrick est saisissant, un chef d’œuvre incontournable.








L’exorciste (William Friedkin, 1974)
Le père Merrin est appelé à l’aide par l’Eglise pour sauver une enfant possédée par le Démon. Le spectateur assiste donc au terrible combat qu’il va mener pour libérer la petite fille. Scène culte (le vomi, la tête à 360°, l’araignée depuis 2001), ambiance glaciale instaurée par William Friedkin..








A voir aussi : Vendredi 13 (Sean S. Cunningham, 1981), Amityville, la maison du diable (Stuart Rosenberg,1980), Les griffes de la nuit (Wes Craven, 1985).

Les slashers
Ce sous-genre de film d’horreur est un film mettant en scène des ados face à un serial killer.
Scream (Wes Craven, 1996)
Une scène d’introduction mémorable (avec Drew Barrymore dans le 1), une bonne dose de second degré, des références aux grands classiques (Vendredi 13, Halloween, Les griffes de la nuit) et un nouveau masque de serial killer inoubliable; voilà la recette de la saga Scream. Plus que tout, Wes Craven adore en mettre plein la figure à son héroïne, et tuer toutes ses copines avec imagination !








Destination Finale (James Wong, 2000)
Après Saw, la saga d’horreur la plus rentable des années 2000. Elle repose sur un concept imparable : si vous échappez à la mort alors que ce n’était pas prévu, elle trouvera toujours un moyen de vous retrouver… Chaque film de Destination Finale débute par un spectaculaire accident (avion, fête foraine, course auto, choisis ton drame!) auquel survit un petit groupe de personnes grâce à un/une héros/héroïne extralucide. Mais ça ne sert à rien puisque tout le monde se fait buter au final ! Le plus drôle, c’est donc d’assister aux trésors d’imagination auxquels « la mort » a recourt pour tuer les personnages. Ma palme : le grillage des deux filles dans leur cabine UV (Destination Finale 3) !
A voir aussi : The Faculty (Robert Rodriguez, 1998), Détour mortel (Rob Schmidt, 2003), The Hole (Nick Hamm, 2000)..


Les contemporains
La Secte sans nom (Jaume Balagueró, 1999)
La vie de Claudia bascule lorsque son unique fille est retrouvée morte. Les faits remontent à cinq ans. Sa petite fille avait à l'époque été enlevée, torturée et finalement tuée, après avoir subit d'épouvantables mutilations. Le seul signe qui permit aux enquêteurs de l'identifier fut un bracelet, et une malformation à la hanche dont souffrait la fillette depuis sa naissance. Depuis cinq ans donc, Claudia, divorcée, vit seule coincée entre sa solitude et sa vie de bureau. Et puis un jour, sa vie bascule à nouveau à la suite d'un appel téléphonique. A l'autre bout de l'appareil, une petite voix, implorante: "Maman viens me chercher !": la voix de sa fille... Bouleversée, Claudia se lance alors sur les traces de sa fille, accompagnée d'un ex-flic qui s'était occupé de l'affaire. Les indices qu'ils parviennent à rassembler les conduit à une étrange secte (Les sans nom) dont le chef Santini (un serial-killer incarcéré qui semble en savoir long sur la disparition de son enfant)est un rescapé des centres d'expérimentaions nazis. La quête de cette secte n'est autre que la synthèse du mal absolu... Inspiré du livre de Ramsey Campbell, le réalisateur choisit volontairement d'éliminer tout superflu de gore et d'horreur afin de laisser la part belle à la suggestion et à la dimension horrifique du récit. Une vraie bonne idée ! Les paysages et décors du film sont glauques, délabrés, sordides à souhait. A plusieurs reprise, le réalisateur nous assène de flash-back électriques et puissants: montez le son de votre téléviseur et vous me comprendrez. Les éléments naturels, tels que la pluie, le froid ne font que renforcer la dimension horrifique du passé. Cependant le réalisateur laisse la part belle à quelques moments de poésie grâce notamment à la sublime partition musicale de Carles Casas. Le film défile alors avec une tension crescendo. Il nous entraine dans une spirale ou la conclusion porte un nom: le mal absolu.

Rec (Paco Plaza, Jaume Balagueró, 2008)
Dans la veine des films d’horreur type « faux docu », Rec suit une journaliste de télé locale et son cameraman, qui décident ce soir-là de se pencher sur le quotidien des pompiers. Angela a la mauvaise idée de les accompagner dans un immeuble qui se trouve infesté. Quelque chose transforme les gens en zombie… L’horreur surgit sans prévenir à travers les yeux du cameraman et les émotions d’Angela. La tension entre les habitants est palpable, laissant parfois place à l’hystérie collective. Ce mélange d’horreur à la fois suggérée -la scène finale rappelle celle de Blair Witch- et montrée -les scènes gores des contaminations, des attaques des zombies – est diablement efficace. Tout d’abord, le premier petit film produit avec un micro-budget et sans acteurs connu qui a connu un succès phénoménal Outre-Atlantique grâce à Internet: « Paranormal Activity ». Le film a rapporté 535.000$ lors de sa présortie sur quelques écrans américains et il en est aujourd’hui à 62 millions de $ de recettes sur tout le pays. L’histoire : un jeune couple suspecte leur maison d’être hantée par un esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d’enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Sortie le 6 janvier prochain!








Pour continuer, je vous propose la bande-annonce de « [Rec] 2 » ! Suite de [Rec], tourné caméra à l’épaule et sorti en 2008, dans lequel nous suivons les aventures d’une journaliste et de son cameraman faisant un reportage dans une caserne de pompiers pour une télévision locale. La nuit est calme, aucune urgence… jusqu’au coup de fil d’une vieille dame réclamant du secours. Le tandem suit les pompiers jusqu’au fameux immeuble d’où d’étranges cris sont entendus depuis l’appartement de la vieille. A voir la tête des habitants, la journaliste pense pouvoir tourner le reportage de l’année… et elle n’imaginait pas à quel point.








Saw (James Wan, 2005)


Saw, c’est la saga d’horreur « concept » des années 2000. Sorti en 2005, le premier film – le meilleur comme c’est souvent le cas- posait les bases : un maître criminel enferme un petit groupe de personnes et les confronte à des choix cornéliens comme tuer son compagnon d’infortune ou mourir, se mutiler pour s’en sortir… Tout cela dans le but de faire comprendre à ses victimes qu’elles doivent vivre leur existence à fond. C’est glauque, flippant, et très gore. Au fur et à mesure des films, on en apprend plus sur le tueur au puzzle et ses divers disciples. D’ailleurs, Saw 6 sort la semaine prochaine sur les écrans (4 novembre) et promet de nous révéler le véritable dessein qui se cache derrière ces actes de tortures.











The Grudge (Takashi Shimizu, 2004)
Ce film de fantômes est un des plus grands moments de ces dernières années ! Takashi Shimizu propose ici un remake américain de son propre film mettant en scène deux acteurs de série tv, Sarah Michelle Gellar et Jason Behr, parfaits en couple d’expatriés vivant au Japon. Karen se retrouve confrontée au fantôme d’une femme très en colère dans une maison maudite. La réussite du film tient à sa « méchante » : cheveux longs noirs, peau blanche, cri rauque terrifiant, apparition surprise dans un quotidien banal… Un régal !
A voir aussi : The Descent ((Neil Marshall, 2005), La colline a des yeux (Alexandre Aja, 2006)
Et pour finir sur une note plus drole, voici la bande annonce d’un petit film de chasse aux zombies.








lundi 16 mars 2009

carême : Évangile selon Marc, chapitre 16 versets 1 à 8

1-Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus.
2-Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever.
3-Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ?
4-Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée.
5-Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées.
6-Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis.
7-Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.
8-Elles sortirent du sépulcre et s’enfuirent. La peur et le trouble les avaient saisies ; et elles ne dirent rien à personne, à cause de leur effroi.


Il s’agit de la visite des femmes au tombeau. Marc propose une version un peu particulière de la résurrection. En effet, dès le IIe siècle, la fin de l’évangile (au v.8 du chapitre 16), s’est vue augmentée d’un appendice (les versets 9-20 se trouvent parfois entre crochets dans les Bibles) qui rapporte un témoignage surprenant du premier matin de Pâques.. Les femmes qui suivaient Jésus de son vivant et qui vont maintenant au tombeau pour embaumer le corps, trouvent la pierre roulée et rencontrent un jeune homme qui les invite à dire aux disciples d’aller en Galilée retrouver Jésus qui les y précède. Mais effrayées, « elles s’enfuient, la peur et le trouble les avaient saisies; et elles ne dirent rien à personne, à cause de leur effroi.»
Marc vient juste de nous dire auparavant (15,40) qu’elles étaient au pied de la croix et regardaient de loin. De tous ceux et celles qui servaient et suivaient Jésus lorsqu’il était en Galilée, il ne reste plus qu’elles. Elles constituent les seuls témoins qui pourront établir qu’un lien existe bien entre le prédicateur, guérisseur de foules, hier crucifié et mourant sur une croix, et celui dont on constate l’absence dans le tombeau au matin de Pâques. Elles sont chargées d’attester la vérité au cœur même de la foi chrétienne (la proclamation pascale). La victoire du Christ sur la mort est donc ici soumise à la parole ou au silence de ces femmes ou plutôt au fait de dire ou de ne pas dire que l’homme que les disciples et Pierre étaient venus embaumer n’est pas là où ils le cherchaient. Le Ressuscité est en fait en Galilée où il précède et où il attend les disciples pour recommencer à prêcher, à guérir, à relire et à dire la Bonne Nouvelle de Jésus de Nazareth, mais cette fois à la lumière du tombeau vide.

Reste alors à comprendre ce verset qui clôt le récit sur la peur et le silence de ces femmes.
La peur des femmes symbolise en effet ici l’humanité qui ne comprend pas la révélation de ce Dieu qui l’appelle et qui l’invite à le suivre. Le message de Pâques pour Marc est que chacun est invité à rencontrer le Ressuscité là où il se révèle à nous, à savoir sur le chemin de son existence quotidienne. La peur n’a alors plus le dernier mot - le mot du silence -car Jésus nous précède sur ce chemin ; tout comme la parole d’espérance du jeune homme a précédé la peur des femmes : « Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis.Mais allez dire à ses disciples et à Pierre : il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit. »
Le mystère de la résurrection du Christ serait pour Marc que tout ne se termine pas sur la peur et le silence mais qu’une autre page, encore blanche, reste à écrire. Pour que la vie soit possible, il faut qu’il y ait de l’inachevé, de l’imprévu. Il ne faut pas que tout soit écrit à l’avance, qu’il n’y ait pas de destin mais seulement un possible. C’est cela la résurrection : la possibilité offerte à chacun de s’engouffrer dans cette brèche de vie et de nous permettre de nous ouvrir sur l’inattendu.

Mais, le rendu du témoignage au Ressuscité se termine par l’impasse du silence des femmes chez Marc. Marc alors apporte une réponse avec le premier témoin de la résurrection : le « jeune homme » à l’intérieur du tombeau. On se rappellera que durant la nuit pascale, les nouveaux baptisés se dépouillaient de leur vêtement pour s’immerger nus dans l’eau symbolisant le passage de la mort à la vie. Au sortir de l’eau, ils revêtaient de nouveaux vêtements, blancs, symboles de la vie nouvelle et de leur participation à la gloire du Ressuscité. Il n’est alors pas anodin que le jeune homme nu se retrouve à l’intérieur du tombeau revêtu de blanc au matin de Pâques. Il est donc le symbole de l’expérience de la foi : c’est en passant par l’épreuve de la fuite (une forme de mort à lui-même) que le jeune homme peut devenir témoin de la vie nouvelle offerte par le Crucifié désormais vainqueur de la mort.

Le parcours du jeune homme offrirait, de façon anticipée, une issue possible au silence et à la peur des femmes : elles seraient elles aussi en train de passer par la mort qui débouchera peut-être sur une prise de parole possible. Mais c’est à chacun de vivre cette expérience où la vie l’emporte sur la mort, l’espérance sur la peur et qu’elle pourrait être aussi le début d’un nouveau cycle.

dimanche 15 mars 2009

Jeudi 19 mars 2009 : TRADITIONS DE CARÊME

Jeudi de la mi-carême
La mi-carême est fêtée le jeudi de la troisième semaine entière des quarante jours de pénitence. C'est le milieu du carême, le vingtième jour de carême, les dimanches ne faisant pas parti du carême de pénitence. C'est en France, au Moyen Âge, que la Mi-carême a vu le jour.
Au Canada, la mi-carême est devenu un personnage rappelant Saint Nicolas.

La mi-carême est un jour de fête visant à faire oublier les sacrifices du temps du carême. Il y a eu dans le passé beaucoup de coutumes diverses et toujours des déguisements. On met un masque. On se déguise souvent en fantôme. Il ne faut pas être reconnu. Les coutumes de cette fête ressemblent à celles d'Halloween. Parfois la mi-carême dure toute la semaine. Actuellement les enfants se déguisent pour faire la fête avec leurs amis. On fait des crêpes.
Le quatrième dimanche de carême, qui suit le jeudi de la mi-carême, est appelé " dimanche de laetare " (dimanche de la joie). C'est une pause au milieu du carême en marche vers la joie de Pâques.
Pendant les 40 jours du Carême, les chrétiens « font maigre » : ils s'abstiennent de manger gras. Mais le milieu du Carême, le jeudi est un jour où tout est permis. Les crêpes grasses, dorées et sucrées, selon la tradition paysanne, continuent d'égayer le menu de Mi-Carême.

mercredi 25 février 2009

25 février 2009 : entrée en carême-Mercredi des Cendres


1. L'entrée en carême : le 25 février 2009
Le mercredi des cendres c'est l'entrée en carême, le début d'un chemin de conversion qui nous conduit à Pâques.
Le jour d'entrée en Carême est appellé Mercredi des cendres ou Jour des cendres parce que l'on fait ce jour là le rite de l'imposition des cendres.
C'est un jour de jeune et d'abstinence. Si on prend un repas à midi, on ne prend qu'une légère collation le soir. Sont dispensés du jeûne, les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.
la date du mercredi des cendres change chaque année, car elle dépend de la date de la fête de Pâques.

Origine et histoire de l'imposition des cendres
Le début du carême est marqué par le geste de l'imposition des cendres. Ce geste est hérité de la tradition juive comme démarche de conversion. Chez les juifs, la signification des cendres était un témoignage de pénitence, de deuil et de tristesse.
Dès le III ème - IV ème siècle, l'Église faisait le rite de l'imposition sur la tête des pénitents publics après avoir entendu la confession publique de leur faute, puis elle les chassait de la messe jusqu'à leur réintégration le Jeudi saint. Ce rite se fait le mercredi des cendres depuis que le pape St Grégoire le grand (fin du VIème siècle) décida de rajouter 4 jours pour tenir les quarante jours de jeûne en dehors des dimanches.
Lors que la pénitence publique tomba en désuétude au Xème siècle, les fidèles demandèrent à les recevoir de la même façon pour marquer le début d'une démarche de conversion. Au XIV ème siècle la réception par tous les fidèles est universelle dans l'Église d'occident.

Signification de la cérémonie des cendres
Le rite de la cérémonie des cendres est un geste symbolique riche de significations. Il nous rappelle d'une part notre condition humaine : sur cette terre nous ne sommes que de passage et nous retournerons en poussière. C'est le même mot hébreu qui se traduit par cendre et par poussière.
D'autre part, le rite exprime que nous sommes pécheurs, appelés à nous convertir et à distinguer dans notre vie ce qui est important et ce qui n'est que cendre et poussière.
Beaucoup de chrétiens, même non pratiquants réguliers, viennent le mercredi des cendres pour recevoir l'imposition des cendres.On débute la cérémonie des cendres, la messe du mercredi des cendres, en brûlant un vieux rameau desséché bénis au Dimanche des rameaux de l'année précédente. Le feu qui brûle le rameau suggère le feu de l'amour qui doit réduire en cendre tout ce qui est péché.
Après l'homélie, le prêtre bénit les cendres et, s'il le juge bon, il les asperge d'eau bénite. Puis, il fait l'imposition des cendres sur le front de ceux qui s'approchent de lui en disant "Convertis toi et crois à l'Évangile" ou bien "Souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière". D'après le missel, il n'y a rien à répondre, mais certains répondent "Amen". Certains prêtres les déposent dans les mains au lieu de les imposer sur le front, mais la signification est la même.

mardi 24 février 2009

Mardi gras : 24 février 2009

1. Origine du mardi gras
L'origine du Mardi gras est catholique. En effet la fête du Mardi gras est une fête d’origine catholique qui précède le mercredi des Cendres. En 1094 la fête était déjà mentionné dans une charte du doge Faliero à Venise, et en 1269 le Sénat prescrivait que l'on considérer la veille du Carême comme un jour de fête. Mais la fête du mardi gras n'est pas une fête liturgique.

2. Tradition du mardi gras
La fête du mardi gras est un jour d'abondance et de joie. Les excès sont considérés comme permis par la coutume et la tradition du mardi gras. On l'appelle "gras" par contraste avec le carême ou jadis l'alimentation ne devait être ni carnée, ni graisseuse. On finissait tous les aliments gras avant de commencer le carême au temps ou celui ci était entièrement maigre. C'était le dernier jour où l'on mangeait " gras ", c'est à dire de la viande, des oeufs et des graisses.

3. Fête du mardi gras
Les enfants se déguisent, ils portent des masques, ils font la fête avec leurs amis. C'est la tradition du mardi gras de manger des beignets, des bugnes et des crêpes, pâtisseries passées à la friture.
La date du mardi gras est mobile, elle est tous les ans différente, car elle est fixée par rapport à la date de Pâques qui varie elle même chaque année en fonction du cycle de la Lune. C'est le jour qui précède le Carême, la veille du mercredi des cendres.

carême

Sens du carême
Le mot "carême" est une contraction du mot latin "quadragesima" qui signifie quarantième. Quarante est, dans la Bible, un chiffre symbolique qui exprime un temps d'attente et de maturation, le symbole de l'épreuve qui prépare à rencontrer Dieu. Les hébreux sont restés 40 ans dans le désert avant d'entrer dans la terre promise. Moïse et Élie sont restés 40 jours sur le Sinaï. Jésus a été envoyé par l'Esprit pendant 40 jours dans le désert avant de commencer sa mission.
Les 40 jours de carême, c'est donc le temps du désert qui est le lieu du dépouillement, de la solitude, de l'épreuve et de la rencontre avec Dieu. C'est le premier sens du Carême qui au cours de son histoire s'est enrichi de sens divers.
A l'origine de l'histoire du Carême, il y avait avant Pâques un jeûne de 6 jours qui, dès le IV ° siècle, a été fixé à 40 jours. Il y eut des variations dans la manière de calculer ces 40 jours. Lorsque au Moyen-age, la généralisation du baptême des petits enfants a mis à l'arrière plan le catéchuménat et que la pénitence publique est tombée en désuétude, il y a eu un tournant dans l'histoire du carême qui est devenu essentiellement un temps de pénitence pour tous. Pendant le carême, il fallait se confesser et accomplir sa pénitence pour "faire ses Pâques".

Le carême et les protestants
1. Contestation des pratiques de la pénitence et de la valeur du jeûne
La Réforme est opposée au jeûne obligatoire du carême. Il y a eu de vifs conflits entre catholiques et protestants au sujet des pratiques de la pénitence. Clément Marot,versificateur de psaumes de la Réforme, a été emprisonné au Châtelet en 1526 pour avoir mangé du lard pendant le carême. Quelle peut être la valeur du jeûne du carême s’il est pratiqué par habitude, ou pire, tenu pour une œuvre de salut ? Le mot "carême" n’avait guère droit de cité dans le protestantisme. Pour les protestants,le carême n'a aucune racine biblique. Les protestants ne fêtent pas le mercredi des cendres. Le carnaval et le mardi gras n'ont donc pas de place dans les régions protestantes.
2. Renouveau protestant du sens spirituel du carême
Depuis 1981, les protestants ne contestent pas l'importance du Carême pour la spiritualité et les Églises de la Réforme ont la volonté de marquer ce temps de Carême par l'organisation de nombreuses actions incitant le croyant à aller vers les autres (sous formes de don ou d'action humanitaire par exemple).

Ornements liturgiques, chants, décoration
Les ornements liturgiques (chasuble, étole, voile du calice, pendentif du pupitre de la parole) sont de couleur violette. Le violet exprime la préparation, l'attente de la rencontre avec le Christ et la conversion.
Pendant ce temps liturgique, on ne dit pas l'alléluia jusqu'à la veillée pascale. L'alléluia est remplacé par un chant d'acclamation de l'Évangile. De même on ne dit pas le Gloria.
La décoration de fleurs à l’autel est en principe interdite, à l’exception du quatrième dimanche, le dimanche de Laetare (dimanche de la joie) qui est une pause au milieu de ce temps liturgique en marche vers la joie de Pâques. Cependant il est possible de faire une décoration sans fleur avec des branches de bois sec et des cailloux qui évoque le désert ou bien de faire une décoration avec une parole de la Bible.

Les messes des dimanches de carême
Dans chacun des cinq dimanches de carême avant les Rameaux, la première lecture rappelle une étape de l'histoire biblique : les origines, l'histoire du peuple hébreux, Moise, les prophètes.
L'Évangile suit St Mathieu pour l'année A (2008), St Marc pour l'année B (2009) et St Luc pour l'année C (2010).
Les évangiles du 1er et du 2 ème dimanche sont toujours la tentation de Jésus au désert et sa transfiguration.
Les évangiles des 3ème, 4ème et 5ème dimanche de carême sont différents selon les années. En général, ce sont les évangiles de l'initiation chrétienne : la samaritaine, l'aveugle né, la résurrection de Lazare.

mercredi 4 février 2009

saint valentin : le 14 février

Le 14 février, c'est la Saint Valentin. Et la Saint Valentin c'est la fête de tous les amoureux ! C’est kitch mais que l’on soit cœur d’artichaut, cœur brisé, cœur à prendre, on n’est pas insensible à ce jour un peu particulier ! certains pensent que lorsqu’on est en amour, on n’a pas besoin d’attendre cette date pour le célébrer, certains autres nous rappelleront qu’il n’existe pas d’amour mais uniquement des « preuves d’amour ».
Alors, une fois n’est pas coutume, je vous propose une chanson d’Edith Piaf « Ça sert à quoi l'amour ? » sur une animation de Louis de Clichy. Je reviendrai dans d'autres messages à la conception de l’amour que je partage qui est assez éloignée de celle proposée par la chanteuse populaire française et tend un peu à se rapprocher de celle que présente Marilyn Manson.


Biensur, cette fête traditionnelle des pays anglo-saxons qui ne connaît un réel développement en France que depuis les années 80 trouve son origine dans la Rome antique.
Les romains fêtaient la fête des Lupercales qui était donnée en l'honneur du dieu des troupeaux et des bergers et qui marquait la fin de l'hiver aux alentours du 15 février.

Les liens entre cette fête et le saint qui lui est associé reste encore très incertains, trois saints Valentins peuvent être à l'origine du nom de la Saint Valentin :
-L'empereur romain Claude II
Claude II empereur romain qui fit annuler toutes les fiançailles de l'empire pour éviter que ses soldats soient tentés de rester avec leur fiancée plutôt que de partir à la guerre ! Furieux un prêtre catholique nommé Valentin décida de marier en secret les amoureux. Il fut découvert et envoyé en prison jusqu'à sa mort.
-L'évêque de Terni
le martyr saint Valentin qui fût décapité en 269 à Rome a été confondu avec un autre Valentin fêté le 14 févrirer l'évêque de Terni en Ombrie. Ce saint réputé pour ses dons de guérisseur auprès de jeunes filles et jeunes gens a été lui aussi décapité.
-Valentin de Rhétie
Il est principalement célébré en Allemagne. Il vécut au Ve siècle et est représenté avec un enfant épileptique étendu à ses pieds.


Mais ce qui nous intéresse véritablement c'est le valentinage de la cour d'Angleterre
Les sources avérées des origines de la saint Valentin remontent à la fin du moyen-âge.
Dès le XII ème siècle en Grande-Bretagne, les amoureux comme les amis échangent des "Valentines" qui sont des messages d'amour ou d'amitié écrits sur des cartes.
C'est au XIV ème siècle que l'on prit l'habitude de former un couple au hasard en Angleterre. La coutume du "Valentinage" est née dans l'aristocratie anglaise à la fin du Moyen-Âge. Une jeune fille était associée à un jeune homme et durant la journée ils avaient des obligations l'un envers l'autre. Le valentin et sa valentine devaient s'offrir en secret des petits cadeaux et se faire des galanteries. Cette coutume est arrivée à la cour de Savoie puis elle s'est répandue dans les régions voisines. Le "valentinage" s'est enrichi de l'envoi de poèmes. Depuis Valentins et Valentines Anglo-saxons s'envoient des "Valentines"Cette coutume d'échange d'amitié se transforma peu à peu en fête des amoureux. Dans les pays anglo-saxons les amis échangent aussi des mots d'amitié pour la Saint Valentin.
Depuis le XVIII e siècle la coutume de l'envoi des "valentines" s'est généralisée en Grande-Bretagne puis en Amérique du Nord ou elle prend le nom de "Valentine's day". La coutume s'est répandue en Europe avec l'arrivée des GI à la fin de la seconde guerre mondiale.

lundi 2 février 2009

la chandeleur : le 2 février

Le 2 février, c’est la Chandeleur, appelée aussi la Fête des Chandelles. La Chandeleur, autrefois "Chandeleuse", se fête le 2 février, soit 40 jours après Noël : est la dernière des fêtes du cycle de Noël. Cette fête dont le nom vient du mot "chandelle" est traditionnellement le jour des crêpes, des beignets et des navettes.

Origine de la chandeleur
Au niveau étymologique, la Chandeleur, qui s'appelait avant la Chandeleuse, vient de l'expression latine " festa candelarum " qui signifie "fête des chandelles", car la bénédiction des cierges se déroulait ce jour là.
On l'a souvent oublié mais la Chandeleur est la dernière des fêtes de Noël et c’est pourquoi en Provence la crèche est traditionnellement retirée à la Chandeleur.
Mais, comme beaucoup de fêtes judéo-chrétiennes, la Chandeleur trouve son origine dans un mixage des traditions païennes et des religions juive et chrétienne.


Les origines païennes
L'une des origines de la Chandeleur remonte aux Parentalia romaines. qui était une fête annuelle en l'honneur des morts, au cours de laquelle les romains veillaient à l'aide de cierges et de torches, en honorant Pluton et les dieux. Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux.
Les origines juives et chrétiennes
La Chandeleur - fête chrétienne - trouve son origine dans la fête des relevailles. 40 jours après la naissance de son enfant, les hébreux fêtaient les relevailles de la femme par une cérémonie de purification.
Dans la religion catholique la Chandeleur est le jour de la présentation de Jésus au temple, 40 jours après Noël, jour de sa naissance. En 472, le pape Gélase 1er décide de christianiser cette fête qui symbolise "Jésus lumière d'Israël" deviendra la célébration de la présentation de Jésus au temple. Les cierges sont bénis le jour de la Chandeleur en signe de purification.
On organise alors des processions aux chandelles le jour de la Chandeleur, selon une technique précise. Chaque croyant doit récupérer un cierge à l’église et le ramener chez lui en faisant bien attention à le garder allumé. Un dicton de Franche-Comté dit d’ailleurs :
Celui qui la rapporte chez lui allumée / Pour sûr ne mourra pas dans l’année
Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs. On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion. Et aussi que sa flamme protège de la foudre si on l’allume pendant l’orage.



Coutumes et traditions de la chandeleur
Durant des siècles, la Chandeleur était symbolisée par les chandelles et les crêpes. Aujourd'hui il reste surtout les crêpes ou des navettes provençales !

La Vierge noire de la crypte de saint Victor à Marseille
Marseille connaît une tradition propre qui est la montée de la Vierge noire de la crypte de saint Victor dans la basilique supérieure le 2 février. Cette tradition de la Chandeleur est très ancienne : les pélerinages remontent à l'antiquité et Saint Victor date du III ème siècle.
Chaque année, sur la place Saint-Victor, l'archevêque procède à la bénédiction de la ville et de la mer, puis les fidèles en procession regagnent l'abbaye. La procession passe par le Four des Navettes qui est, lui aussi, béni ainsi que ses navettes. Le four des navettes est édifié sur le territoire de l'abbaye, il est la représentation symbolique de l'ancien four de l'abbaye. La Vierge est ensuite redescendue dans les cryptes où sont dites, pendant huit jours, des messes toutes les heures. Au retour de la procession, les fidèles rapportent les fameuses navettes qui sont traditionnellement mangées en Provence pour la Chandeleur.
Les navettes sont typiquement provençales, il existe 2 sortes de navettes de la Chandeleur :
-Les navettes marseillaises de Saint Victor sans fleur d'oranger
-Les navettes traditionnelles provençales à la fleur d'oranger.
Les navettes sont des petits biscuits en forme de barquettes qui sont consommées en grande quantité pendant toute la Chandeleur.

La fête et l’argent
En faisant les crêpes, il faut respecter une coutume, celle de la pièce d’or. En effet, les paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d’or dans la main gauche. Ensuite, la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par toute la famille jusque dans la chambre où on la déposait en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante. On récupérait alors les débris de la crêpe de l’an passé pour donner la pièce d’or au premier pauvre venu. Si on respectait tous ces rites on était assuré, disait-on, d'avoir de l'argent toute l'année.
Aujourd'hui où les pièces d'or sont rares on a pris l'habitude de faire sauter les crêpes en tenant dans une main la pièce de monnaie la plus importante en possession de la famille.

La Chandeleur et les récoltes
Dans d'autres régions les paysans ont pris l'habitude de lancer la crêpe par-dessus une armoire pour s'assurer de bonnes récoltes.
Ailleurs il suffit de manger les disques d'or "les crêpes" pour éviter que le grain pourrisse durant l'année.

La Chandeleur et les dictons sur le temps
En de nombreux pays, on croit que le jour de la Chandeleur, un ours sort de sa tanière. Si la température est douce et qu’il voit le soleil, il retourne vite reprendre son hibernage, car il sait que le beau temps ne durera pas. Un proverbe dans le Calendrier des bons laboureurs en 1628 disait :
Si fait beau et luit Chandeleur / Six semaines se cache l'ours
Un autre proverbe français dit :
Si le deuxième de février / Le soleil apparaît entier / L'ours étonné de sa lumière : Se va mettre en sa tanière / Et l'homme ménager prend soin / De faire resserrer son foin / Car l'hiver tout ainsi que l'ours / Séjourne encore quarante jours
Dans d'autres pays c'est la marmotte qui sort. Si elle voit son ombre, cela signifie qu'il y a du soleil, alors elle retourne vite continuer à hiberner car elle sait que l'hiver va encore durer. En effet :
Soleil de la Chandeleur / Annonce hiver et malheur
Mais quoi qu’il arrive : qu'en ce 2 février il fasse beau, froid, pluvieux ou neigeux, n'hésitez surtout pas à confectionner quelques crêpes. En dépit des proverbes et dictons, vous passerez un agréable moment autant à les faire qu'à les déguster !

lundi 5 janvier 2009

épiphanie : mécontentement

Fêter les rois : tradition typiquement française (dès qu'on parle de bouffe de toute manière, c'est typiquement français ! ) c’est l'occasion de « tirer les rois ».On trouve une figurine cachée dans la galette et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée, porte une couronne, doit choisir sa reine (souvent l'occasion de révéler une affinité particulière) et devra offrir la prochaine galette. Afin que la distribution des parts de galette soit aléatoire, il est de coutume que le plus jeune se place sous la table (ou se bande les yeux) et nomme le bénéficiaire de la part qui est désignée par l'invité le plus âgés.La galette est découpée de façon à ce qu'il reste une part supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre ». Celle-ci était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.
Cette tradition perdure encore de nos jours, la « part du pauvre » étant généralement mangé par le plus jeune de la famille.Une autre variante est de conserver cette part en hauteur à l'abri des regards, et de la remplacer l'année d'après (merci les moisissures, fourmis et autres cafards…). Cette coutume étant censée repousser la pauvreté et la misère mais pas la vermine !
Encore actuellement, en Espagne, le 6 janvier est plus important que le jour de Noël. Ce sont les Rois mages qui apportent les cadeaux à l'Epiphanie et non à Noël. Les Rois Mages sont bien plus importants dans le cœur des enfants espagnols que le Père Noël et le 6 janvier est l'occasion d'une grande fêtes et de défilés dans les rues espagnoles. En Espagne la galette des rois prend le nom de « Roscon ».

De plus en plus, la date de l'épiphanie tant à s'adapter à nos mœurs actuelles en étant célébré le 1er Dimanche de Janvier. Eh bien je me révolte contre cette pratique qui tend à la présenter comme « traditionnelle » et « usuelle ». Non, ce n’est pas parce que des gourmands ont pris l’habitude -même exquise- de tirer les rois dès que les galettes sont présentes dans les pâtisseries ou qu’il est plus « pratique » pour certains de fêter cette fête plus tôt dans l’année qu’il faut croire que l’épiphanie se célèbre le 3, 4 ou 5 janvier, au gré de sa fantaisie. Profitons, comme le chapelier d’Alice de fêter les non-fêtes de l’Epiphanie si nous voulons céder à notre gourmandise et affranchissons-nous de la soupe sans fondement culturel qui ignore les mythes et les symboles si nous voulons vivre dans un monde qui fait sens.
Je ne me reconnais pas dans les approximations de certains et je revendique un univers où les références culturelles sont précises, où les rituels que je décide de suivre sont des nourritures intellectuelles que j’entretiens comme des flammes qui ne doivent pas s’éteindre. De toute façon, aujourd’hui, on célèbre la naissance de Marilyn Manson il y a 40 ans.Le reste n’est que parole de béotien !

vendredi 2 janvier 2009

l'épiphanie : 6 janvier

Origine de la fête de l'Épiphanie
L'Épiphanie est issu d'un mot grec qui signifie «manifestation».C’est la fête qui célèbre la manifestation de Dieu aux hommes.Seuls les Évangiles de Luc et de Matthieu évoquent la naissance et l'enfance du Christ ; cependant, Luc ne parle ni des Mages, ni de la fuite en Égypte et Matthieu ne parle ni de la Crèche ni des Bergers.

Le 6 janvier, on fête les trois grandes manifestations de Jésus Christ :
*l'adoration des Mages
*le baptême du Christ au Jourdain
*le premier miracle de Jésus aux noces de Cana
La mention de ces trois manifestations se trouve dans les divers textes liturgiques d'Orient et d'Occident, mais en Occident, l'accent se porta surtout sur l'adoration des Mages (à l’exception des protestants qui ne retiennent que les célébrations liées à la personne du Christ) et à l'inverse en Orient l'accent se porte sur le baptême dans le Jourdain.


1-Traditions occidentales de l'Épiphanie : Fête des rois ou l'adoration des Mages
Le récit évangélique de la visite des mages : Matthieu 2:1-12
Les mages, dans l'Antiquité étaient des prêtres du culte de Zoroastre chez les Perses et les Mèdes.Mage vient du mot grec magos signifiant à la fois prêtre perse, magicien, propagandiste, religieux, charlatan.
Qui sont-ils ?
Dans l'Evangile de Matthieu 2:1-12, qui ne mentionne pas leurs noms, ils sont présentés comme des riches personnages ayant visité l'enfant Jésus à Bethléem en Judée au temps du roi Hérode. (L'Evangile de Luc 2:15-21 ne parle pas des mages ; par contre, il mentionne la visite des bergers.)
On trouve ce mot dans l'Ancien Testament à Daniel 2.2-10 où il désigne des astrologues en Mésopotamie et rien n'indique que ce soient des rois.
L’époque
Quand Mathieu écrivit son évangile, la communauté chrétienne vivait une situation paradoxale : beaucoup de païens se convertissaient à la foi chrétienne et par contre la majorité des juifs rejetaient l'Évangile et persécutaient les chrétiens. Cette conjoncture était difficile à accepter pour un juif comme Mathieu qui avait une vive conscience que le peuple juif était le peuple élu qui avait été choisi par Dieu pour accueillir le messie. La communauté chrétienne voit dans l'histoire des mages et d'Hérode la préfiguration de ce qu'elle vivait. Ce récit éclaire son épreuve par une nouvelle espérance.
Tout le récit souligne le contraste entre l'attitude des mages et celle d'Hérode et des scribes de Jérusalem devant la manifestation divine. Les mages, qui sont des païens, se mettent en marche, sur le signe de l'étoile, à la recherche de l'enfant qui vient de naître. Quand ils le trouvent, ils éprouvent une grande joie, se prosternent devant lui et lui offrent des présents.
Par contre, en apprenant l'apparition de l'étoile et l'arrivée des mages, Hérode et tout Jérusalem fut prit d'inquiétude. Le roi Hérode veut faire périr l'enfant qui pourrait devenir pour lui un rival : le roi messie. Les chefs des prêtres et les scribes, qui connaissent pourtant les prophéties sur la naissance du messie à Bethléem, ne cherchent pas à le connaître.
L' adoration des mages et les cadeaux des mages : L’or, l’encens et la myrrhe.
Les "trois rois mages" est synonyme de " trois rois sages ". Ils symbolisent les trois âges de l'homme.
MELCHIOR venait de Nubie, le plus âgé des trois et avait apporté de l'or.
BALTHAZAR est connu pour avoir apporté de la myrrhe, sorte de gomme produit d'un arbre en Arabie utilisée dans la préparation cosmétique et en pharmacie.
GASPAR le plus jeune avait apporté de l'encens, résine dégageant un parfum lorsqu'on la fait brûler.
L'Évangile dit : " Ils se prosternèrent et l'adorèrent. Ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe". Ces cadeaux des mages ont une signification symbolique. : l'or célébrait la royauté, l'encens la divinité et la myrrhe annonçait la souffrance rédemptrice.

2-Traditions orientales de l'Épiphanie : Bénédiction des eaux ou le baptême dans le Jourdain Marc 1:9-11
Les Églises orientales célèbrent la manifestation de Dieu au moment du baptême de Jésus, sans référence à la manifestation aux mages. Le récit du baptême de Jésus exprime une manifestation divine assez différente de la manifestation aux mages. C'est une "théophanie" trinitaire, c’est-à-dire que les trois personnes de la Sainte Trinité sont manifestées.
Le récit évangélique du baptême de Jésus Marc 1:9-11 (cf. Mt 3:13-17, Luc 3:21-22)
1.9 «En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.»
1.10 «Au moment où il sortait de l'eau, il vit les cieux s'ouvrir, et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe»
1.11 «Et une voix fit entendre des cieux ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis toute mon affection»
Signification du récit du baptême de Jésus
L'évènement comporte deux étapes. Jésus reçois d'abord le baptême de Jean qui est un baptême pour la remissions des péchés. Le premier geste public de Jésus, qui est sans péché, est un geste de solidarité avec les pécheurs. Il se place parmi les pécheurs. En se soumettant au baptême de pénitence, Jésus exprime un choix concernant sa mission. Il inaugure son ministère de serviteur.
L'abaissement de Jésus a son baptême aboutit à une "théophanie". Au moment ou il se met du coté des pécheurs, il est manifesté comme fils de Dieu. Après avoir plongé dans l'eau comme les pécheurs, il est glorifié lorsqu'il remonte de l'eau : l'Esprit descend sur lui et le Père s'adresse à lui.
Jésus vit le ciel "s'ouvrir" (expression qui exprime la communication entre le ciel et la terre) et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Jésus est alors rempli de l'Esprit Saint.
Le centre de l'épisode, c'est la voix du Père qui dit : «Tu es mon fils bien aimé, en toi j'ai mis toute mon affection». Cette parole évoque la vocation d'Isaïe, c'est une référence au texte : «Voici mon serviteur que préfère mon âme» (Isaïe 42:1). Le «Cantique du serviteur» constitue l'arrière fond biblique du récit.
Signification du baptême de Jésus selon les Églises d'Orient
Les pères de l'Église d'orient, comme St Cyrille de Jérusalem, ont vu dans le baptême de Jésus non seulement une théophanie, mais une bénédiction des eaux. En descendant dans le Jourdain, le Christ a pénétré dans un «tombeau liquide» comme dans le séjour des morts. En plongeant dans l'eau, le Christ par le contact de sa divinité a apporté a l'eau sa sainteté. L'entrée du Christ dans le Jourdain a déclenché une manifestation divine.En purifiant et en sanctifiant les eaux, il leur a donné le pouvoir de purifier. L'Église d'orient a relu le récit du baptême de Jésus à la lumière de la pratique du baptême chrétien.

jeudi 1 janvier 2009

voeux 2009

Le plus grand secret pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi. Je profite donc de janvier, mois où l'on offre ses meilleurs voeux, pour vous dédier cette pensée attribuée à Epictète: «N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux».Tous mes vœux sincères pour cette année 2009 à tous ceux qui lisent ces quelques mots.

mercredi 31 décembre 2008

31 décembre : réveillon st sylvestre

Le Nouvel An est une fête qui vit le jour vers 46 avant notre ère, sous l'impulsion de Jules César qui décida que le 1er janvier serait le Jour de l'an.Les Romains dédiaient ce jour à Janus, dieu des portes et des commencements qui avait deux visages : l'un vers l'avant, l'autre vers l'arrière.
le Jour de l’an n’a pas toujours été le 1er janvier : sous Charlemagne, l’année commençait à Noël, du temps des rois capétiens, l’année débutait le jour de Pâques. Comme le jonglage avec les différents calendriers provinciaux n’était pas pratique, l’édit qui fixa le début de l’année au 1er janvier de Charles IX mit tout le monde d’accord ! En 1622, cette mesure fut généralisée par le Pape à l’ensemble du monde catholique, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses.

En Occident, il est de coutume de fêter le Nouvel An par un repas festif la veille le 31 décembre : c'est le réveillon de la Saint-Sylvestre. Dans la plupart des pays, contrairement au réveillon de Noël qui se fait en famille, celui du Jour de l'an se fait généralement avec des amis. À minuit, chacun s'embrasse sous le gui, symbole de prospérité et de longue vie, en se souhaitant les meilleurs vœux possibles, et en s'engageant dans d'éventuelles bonnes intentions. Puis, on offre les étrennes, cadeaux de nouvelle année.

Il y a quelques traditions spécifiques à noter :
En Allemagne, on fête le réveillon de la Saint-Sylvestre ou « Silvester » entre amis. À minuit, il y a partout des feux d'artifice et des pétards ; à l'origine le bruit était censé faire fuir les mauvais esprits. Aujourd'hui, c'est plus l'accueil de la nouvelle année. Souvent on interroge aussi l'avenir en fondant du plomb qu'on jette dans de l'eau, puis il faut essayer d'interpréter la forme obtenue.

En Angleterre et dans les pays anglo-saxon, on célèbre le nouvel an en attendant que l’horloge sonne minuit. Habituellement, les participants comptent les dix dernières secondes et chantent Happy New Year au moment du zéro. Le carillon de minuit est habituellement accompagné de feux d'artifices. Puis, après s’être embrassé sous le gui, on chante le chant traditionnel de Hogmanay, "Auld lang syne" ("Les jours d'antan", ou "l'Amitié de vieille date") qui a été traduite par le poète Robert Burns au XVIIIe siècle.

Aux Pays Bas aussi, Oudejaarsdag et oud en nieuw ou le jour de l'ancienne année (le 31 décembre) est fêté par de très nombreux feux d'artifices dès l'aube et jusque tard dans la nuit.

En Espagne, on mange un grain de raisin à chacun des 12 coups de minuit des "campanas" (des cloches) qui sonnent dans toute l'Espagne, dans chaque ville. Cette coutume remonte à 1909, lorsque des vignerons d'Alicante pensèrent que ce pourrait être un moyen de remédier au surplus de production de cette année-là. De nos jours, la tradition est suivie par à peu près tous les espagnols et les douze grains de raisin sont devenus inséparables du nouvel an. Après le douzième coup de minuit, les gens se congratulent et portent des toasts avec du vin pétillant. Après le dîner en famille et les douze grains de raisin, les gens se rendent aux fêtes de nouvel an dans les pubs, les discothèques et autres. Ces fêtes sont appelées cotillones de nochevieja, du mot espagnol « cotillón » qui désigne les accessoires de fête tels que les confetti, les langues de belle-mère, les chapeaux, etc. Elles durent jusqu'à l'aube jusqu’au traditionnel petit déjeuner composé de chocolate con churros (chocolat chaud et beignets).

En Italie, et spécialement à Naples, on accueille la nouvelle année par une coutume particulière, le soir du 31 décembre. Cette tradition consiste à jeter par la fenêtre de vieux objets, symboles de l'année terminée. Ainsi meubles, vaisselle, vêtements, etc., prennent le chemin de la rue au grand « malheur » des éboueurs, qui doivent passer la nuit à nettoyer les rues. Mais il faut dire que cette tradition tend à disparaitre, car elle présente certains dangers pour les passants.
Le jour du Nouvel An, appelé Capodanno, les Italiens ont coutume de manger des plats spéciaux, qui sont réputés apporter richesse et abondance. Ce sont des plats à base de graines, par exemple des brioches ("panettone"), ou des plats de lentilles ou encore des gâteaux enrobés de miel.Et le 2 janvier, on se baigne dans un bain rempli de pétales de roses afin d’être belle tout l’année !

Alors, maintenant qu'on a fait un petit tour des traditions européennes, je vous souhaite de passer de très belles festivités afin de laisser l'année 2008 derrière vous et d'aborder joyeusement 2009 !

vendredi 26 décembre 2008

26 décembre : boxing day - "le lendemain de noël"

Le Boxing Day (de l'anglais signifiant littéralement « jour des boîtes »), ou l'Après Noël au Québec est fêté le 26 décembre en général ou le lundi suivant si le 26 décembre tombe un samedi ou un dimanche. Ce jour là, la tradition veut que l'on distribue des cadeaux aux plus pauvres.
« Boxing day » est célébrée en Australie, en Grande-Bretagne, en Nouvelle-Zélande et du Canada.
La tradition du « boxing day » a commencé en Angleterre, au milieu du XIXe siècle, sous la reine Victoria. Lendemain de Noël, également connu sous le nom de St. Stephen's Day, a été un moyen pour la classe supérieure pour donner des dons en espèces, ou d'autres biens, à ceux des classes inférieures.

Comment est célébré le lendemain de Noël?
Il semble y avoir deux théories sur l'origine du lendemain de Noël et pourquoi il est célébré.
La première est qu’il y a des siècles, le jour après Noël, les serviteurs et les marchands recevaient en cadeau des boîtes contenant de la nourriture et des fruits, des vêtements, et / ou de l'argent de leurs employeurs lors du premier jour ouvrable après Noël, le lendemain des célébrations en famille. Les dons étaient l’expression de la gratitude tout comme lorsque les gens reçoivent des primes, de leur employeur, pour un travail bien fait, aujourd'hui. Ces dons, dans des boîtes, la fête a donné son nom de "Boxing Day".
La deuxième théorie suggère qu'il s'agissait du jour où les prêtres ouvraient les troncs des églises contenant l'aumône placées au cours de la saison de Noël et en distribuaient le contenu aux pauvres. Aujourd'hui, lendemain de Noël est passé avec la famille et les amis avec beaucoup de nourriture et de partage d'amitié et d'amour. C’est l’occasion d’envisager de faire de ce jour férié une occasion simple de donner à d'autres moins chanceux.

Des bâtiments publics et les petites entreprises sont fermés car il s'agit très souvent d'un jour férié, tout comme dans certains pays européens, qui l'appellent la Saint Étienne). Mais c'est surtout une fête commerciale où les magasins font des soldes ("aubaines" au Canada) sont ouverts et remplis de personnes qui viennent échanger ou acheter des cadeaux de Noël, cartes et décorations cadeaux à prix réduit.

vendredi 19 décembre 2008

25 décembre : Noël

A l’origine les chrétiens fêtent surtout la mort et la résurrection du christ, mais pas sa naissance dont la date précise est inconnue.
En occident, le solstice d’hiver est fixé le 25 décembre par Jules César. Les romains fêtent alors la naissance du soleil. Le 24 au soir les disciples allument des feux pour aider le soleil à monter plus haut au-dessus de l’horizon. Or le christ incarne le soleil de justice annoncé par le prophète Malachie (3.20), la lumière des nations reconnue par le sage Siméon selon Luc 3.2. Des pères de l’Eglise poussent l’empereur chrétien Constantin à substituer à la fête païenne, une fête chrétienne de la lumière. « Christ est notre nouveau soleil », écrit Amboise de Milan (337-397). La nouvelle fête prit le nom de « Noël » dérivé du latin « natale » signifiant « naissance ».
Rappelons nous que les grecs et les romains d’orient fêtent le solstice d’hiver le 6 janvier. Rome chercha ensuite à la diffuser vers l’orient ce qui revenait à la séparer de la célébration de la naissance du christ, l’Epiphanie fêtée le 6 janvier. Cette distinction se fit progressivement au cours du IVème siècle.
L’essentiel de notre folklore de Noël est relativement récent. Le descriptif des mages date du moyen âge et la coutume de la galette, au plus tôt, de la fin de la période médiévale. Les premières crèches apparaissent également au moyen-âge, le sapin vers le XVIème siècle. Il symbolise l’arbre avec le fruit défendu, alors identifié à la pomme, ancêtre des boules. Le sapin, au fil du temps, se pare d’autres décorations, par exemple une bougie par jours entre Noël et l’Epiphanie, soit douze au total.

Les protestants célèbrent Noël mais ils sont plus réservés quant à l'Epiphanie (à cause des traditions non-bibliques au sujet des mages)

On assiste malheureusement de nos jours à de drôles de cérémonies dont celle à laquelle j'ai assisté l'année passée et qui s'apparentait plus à une grande mascarade de carnaval qu'à une célébration traditionnelle même éloignée.
Alors, plus jamais de « messe de Noël » à 19h, « célébrée » par le maire devant un parterre de personnes qui arrivent en retard, s’émerveillent devant un rituel que l’on auto-proclame « bénédiction » puis se transmettent la lumière divine et échangent l’eau bénite (et pas par un pasteur ou un homme de Dieu !) venant de Rome : pitié ! Cela me rappelle les descentes en rappel des façades des églises de Pères Noël vêtus tels des St Nicolas.Une fois arrivés en bas, ils lançaient des papillotes nombreuses sorties de leur hotte chargée pour l’occasion..Mélange de style intéressant à observer tout de même puisqu’il se distinguait de ce qui se faisait qui faisait se côtoyer une légende du XVIIIe siècle racontant comment le commis de Monsieur Papillot avait eu l’idée de transmettre à sa belle des messages enroulés autour d’une confiserie, comment l’idée fut retenue à Lyon sous la forme d’une confiserie emballée dans un papier brillant accompagnée d’un message amusant et un saint. Attention toutefois à ne pas assimiler cette pratique festive à une pratique religieuse car cette manifestation idôlatre ressemble plus à l’adoration du veau d’or de l’Exode qu’à la célébration de quelque fête religieuse ! Que vous soyez croyant ou non : refusez les mascarades !

2nd cycle de l'année : Noël

Voici le second cycle de l’année liturgique pour les protestants qui je vous le rappelle commence à Noël avec la célébration de la naissance du Christ, commémore le 6 janvier l'Epiphanie, révélation du Christ aux païens, et s'achève quarante jours plus tard, le jour de la présentation du Christ au temple (2 février). Comme à chaque temps correspond une couleur liturgique, nous quittons le violet des temps de préparation pour le blanc des fêtes du Christ.

samedi 13 décembre 2008

fête des lumières le 8 décembre à Lyon

La fête de l'Immaculée conception de la vierge Marie le 8 décembre est très fêtée à Lyon qui est illuminé. La fête du 8 décembre à Lyon est devenue « Fête des lumières » manifestation populaire qui se tient le soir du 8 décembre à Lyon. Elle est étendue désormais sur 4 jours, du 6 au 9 décembre et les quartiers se mettent à fêter les lumières.
Fêter l'Immaculée conception pour les catholiques, c’est fêter l’aurore du Salut, l’Etoile du Matin qui nous annonce que le Sauveur est tout proche. L' Immaculée conception signifie que Marie a été préservée du péché originel pour devenir la mère de Dieu. Il ne faut pas confondre, comme on le fait souvent, avec la conception virginale de Jésus.
On notera enfin que les Églises Protestantes ne retiennent que les célébrations liées à la personne du Christ, c’est pourquoi les fêtes mariales qui n'ont aucun support dans la Bible, comme l'immaculée Conception le 8 décembre.

Histoire de la fête

Une cérémonie pour la conception d'Anne, mère de Marie, existait déjà dans l'Eglise grecque au milieu du VIIIème siècle.
Elle a été introduite en occident sous l'influence de pèlerins revenant de terre sainte. L'Angleterre commence à célébrer au début du XIème siècle la conception de Marie. Les monastères anglais, et l’ordre des Franciscains furent des centres de rayonnement de cette cérémonie en Occident.

Tout au long du XIIème et XIIIème siècle, s'affrontent partisans et adversaires non seulement de la fête de l'Immaculée conception, mais de la croyance. Avec les dominicains, les papes Jean XXII (1316-1334), Benoît XII (1334-1342) et Clément VI (1342-1352) s'opposent à la doctrine et à la fête de l'Immaculée Conception soutenue par les Franciscains. Mais en 1708, le pape Clément XI l'étend à toute l'Eglise d'Occident.

Dans le temps de l’Avent, Il faudra attendre le quatrième Avent qui est consacré à « Marie, mère de Dieu » dans l’Eglise catholique romaine, alors que les Eglises protestantes ont choisi le thème de « la joie imminente » à l’approche de Noël, pour célébrer à nouveau Marie.